Silicon Valley Bank : les trois leçons d'une faillite bancaire historique
Le 10 mars 2023, en l'espace de 48 heures, une banque de 220 milliards de dollars s'est effondrée. Bienvenue dans l'histoire de la Silicon Valley Bank (SVB).
La comptabilité de trésorerie consiste à enregistrer uniquement les flux réellement encaissés et décaissés. Contrairement à la comptabilité d’engagement, elle ne prend en compte ni les créances ni les dettes tant qu’elles ne sont pas réglées. Voyons ensemble le principe de la comptabilité de trésorerie, son fonctionnement, ses avantages et ses inconvénients.
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La comptabilité de trésorerie est une méthode comptable consistant à enregistrer les produits et les charges uniquement au moment de leur encaissement ou de leur paiement effectif. Contrairement à la comptabilité d’engagement, elle ne tient pas compte des créances et des dettes tant qu’elles ne sont pas réglées.
Concrètement, une facture client n’est enregistrée qu’à la date de réception du paiement. De la même manière, une facture fournisseur n’est comptabilisée qu’au moment de son règlement.
Cette méthode repose exclusivement sur les flux financiers constatés sur le compte bancaire de l’entreprise. Elle enregistre donc uniquement les transactions réellement effectuées, sans prise en compte des opérations non encore dénouées.
Le résultat comptable correspond ainsi à la différence entre les encaissements et les décaissements sur une période donnée. Cette méthode donne une vision immédiate de la trésorerie disponible, mais elle ne permet pas d’anticiper les engagements futurs ni d’identifier les créances à recevoir ou les dettes à payer.
La comptabilité de trésorerie n’est pas ouverte à toutes les entreprises. En France, ce mode de fonctionnement est principalement autorisé pour les entreprises relevant des BNC, les associations et pour certaines structures soumises au régime réel simplifié des BIC.
Le régime réel simplifié d’imposition s’adresse aux entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires annuel HT inférieur à 840 000 euros pour les activités commerciales et de fourniture de logement et 254 000 euros pour les prestations de services.
Les sociétés commerciales soumises au régime réel normal doivent, en principe, tenir une comptabilité d’engagement.
Adopter la comptabilité de trésorerie suppose donc de vérifier son régime fiscal, d’exercer l’option si nécessaire, et de s’assurer que le volume et la nature des opérations restent compatibles avec une gestion simplifiée.
Ce choix a également des implications en matière de déclaration fiscale, notamment pour la TVA, selon le régime d’imposition applicable.
Bon à savoir
Les entreprises relevant de la comptabilité de trésorerie peuvent aussi bénéficier de la comptabilité d’engagement.
Tenir une comptabilité de trésorerie consiste à enregistrer chronologiquement toutes les opérations affectant la trésorerie de l’entreprise.
Il faut comptabiliser :
Une organisation simple et efficace consiste à classer chaque mois les pièces justificatives dans l’ordre suivant :
Ce type de classement facilite la saisie comptable et permet de traiter les écritures plus rapidement. À la clôture de l’exercice, il est nécessaire de constater les créances et les dettes non réglées afin d’établir un bilan conforme aux règles comptables.
Pour tenir une comptabilité de trésorerie, la loi n'impose pas le recours à un expert-comptable. Grâce à sa simplicité, la comptabilité de trésorerie peut être tenue par le dirigeant lui-même, notamment via des logiciels de comptabilité en ligne qui automatisent la récupération bancaire.
Cependant, faire appel à un professionnel reste vivement conseillé pour :
Dans certains cas, notamment lors de la création d’entreprise ou lors de travaux de structuration financière, l’accompagnement par un professionnel permet de sécuriser les pratiques comptables.
Le principal avantage de la comptabilité de trésorerie réside dans sa simplicité. Chaque mois, il suffit de rattacher chronologiquement les factures d’achats et de ventes figurant sur le relevé bancaire. Le classement repose donc directement sur les mouvements de trésorerie, ce qui limite les erreurs.
Le nombre d’écritures comptables est plus réduit que dans la comptabilité d’engagement. Il n’y a pas de gestion permanente des créances et des dettes, ce qui allège le travail comptable.
Sur le plan fiscal, cette méthode peut offrir un avantage ponctuel. Une facture émise mais non encore encaissée n’est pas imposée tant que le paiement n’a pas été reçu. L’impôt porte donc sur l’argent réellement perçu.
Enfin, elle limite les écritures complexes liées aux provisions, aux charges constatées d’avance ou aux produits à recevoir, ce qui allège la charge administrative pour les petites structures.
Bon à savoir
Pour une TPE, la comptabilité de trésorerie peut constituer une solution adaptée lorsque :
- Le volume d’opérations est limité
- Les délais de paiement sont courts
- La gestion financière reste simple
Elle permet aux professionnels exerçant des activités de services ou de petite taille de suivre directement ses recettes et ses dépenses sans passer par une analyse complexe des comptes de tiers.
Cette méthode de comptabilité présente également certaines limites.
Le résultat comptable peut être décalé par rapport à la réalité économique. Si des dépenses importantes ont été engagées en fin d’exercice sans être réglées, elles ne viendront pas diminuer le résultat. L’entreprise peut donc être imposée sur un résultat plus élevé que sa situation réelle ne le justifierait.
Par exemple, des dépenses importantes engagées en fin d’exercice mais non encore payées ne viendront pas diminuer le résultat de l’année. Le bénéfice apparaîtra plus élevé, ce qui peut entraîner une imposition fiscale et sociale plus importante. À l’inverse, une vente facturée mais non encaissée ne sera pas comptabilisée en produit.
Cette méthode complique également le suivi des clients et fournisseurs. Les factures non réglées ne figurent pas en comptabilité, ce qui impose un suivi parallèle pour contrôler les créances et les dettes. Pour les entreprises ayant un volume de facturation élevé, cette limite peut devenir contraignante.
Sur le plan fiscal, des difficultés apparaissent notamment en matière de TVA lorsque celle-ci est déclarée d’après les débits, c’est-à-dire à la date de facture. La comptabilité de trésorerie étant tenue sur les flux financiers, un décalage peut exister entre les obligations déclaratives et les enregistrements comptables. Le régime simplifié de TVA permet de limiter cette difficulté, la régularisation intervenant à la clôture de l’exercice.
Enfin, les états financiers intermédiaires peuvent manquer de pertinence. Les comptes reflètent la trésorerie disponible, mais pas nécessairement les dettes, les créances ou encore le besoin en fonds de roulement de l’entreprise. La comptabilité de trésorerie offre donc une vision claire des flux d’argent, mais plus limitée de la performance économique globale.
La différence principale porte sur le moment de l’enregistrement comptable.
En comptabilité d’engagement, une opération est enregistrée dès qu’elle est facturée ou engagée, indépendamment du paiement. Les créances et dettes apparaissent immédiatement dans les comptes.
En comptabilité de trésorerie, l’opération n’est comptabilisée qu’au moment du flux bancaire effectif. Tant que le paiement n’a pas lieu, il n’existe pas d’enregistrement comptable.
La comptabilité d’engagement offre une vision plus complète de la situation financière globale, car elle intègre les droits et obligations en cours. La comptabilité de trésorerie privilégie une approche centrée sur la liquidité réelle.
Le choix entre les deux méthodes dépend du régime fiscal, de la taille de l’entreprise et de la complexité de son activité.
La comptabilité de trésorerie est une méthode comptable qui consiste à enregistrer uniquement les flux réellement encaissés et décaissés par l’entreprise.
Concrètement, une recette est comptabilisée au moment où elle est encaissée sur le compte bancaire, et une dépense au moment où elle est payée. Les créances clients et les dettes fournisseurs ne sont donc pas enregistrées tant qu’elles ne donnent pas lieu à un mouvement de trésorerie.
Cette méthode s’oppose à la comptabilité d’engagement, qui enregistre les opérations dès l’émission ou la réception d’une facture, indépendamment du paiement.
La comptabilité de trésorerie est principalement utilisée par certaines entreprises relevant des BIC au régime réel simplifié, par les BNC et par certaines associations.
On distingue généralement trois grandes méthodes de comptabilité :
Elle enregistre uniquement les encaissements et les décaissements. Elle est plus simple et adaptée aux petites structures.
Elle enregistre les opérations dès qu’elles sont engagées, c’est-à-dire à la date de facture. Elle permet un suivi précis des créances, des dettes et du besoin en fonds de roulement.
Elle repose sur une logique prévisionnelle et compare les dépenses et recettes réelles à un budget établi à l’avance. Elle est souvent utilisée par les collectivités publiques et certaines associations.
La distinction entre ces deux méthodes ne porte pas uniquement sur une technique d’enregistrement, mais sur la logique même de représentation de l’activité économique.
La comptabilité de trésorerie enregistre exclusivement les flux financiers effectivement constatés sur le compte bancaire. Elle traduit une vision fondée sur les mouvements d’argent disponibles, sans intégrer les droits acquis ni les obligations en cours tant qu’ils ne sont pas réglés.
La comptabilité d’engagement, à l’inverse, enregistre les opérations dès leur naissance juridique, c’est-à-dire à la date d’émission ou de réception de la facture. Elle intègre donc immédiatement les créances clients et les dettes fournisseurs dans les comptes.
En pratique, la méthode de trésorerie privilégie une lecture centrée sur la liquidité immédiate, tandis que la méthode d’engagement offre une vision plus exhaustive de la situation patrimoniale et du besoin en fonds de roulement.
En résumé
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