Comment Conquest, un gestionnaire de fonds infrastructure, automatise le placement de la trésorerie de ses participations
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Le nantissement d’un compte à terme est une solution de garantie souvent utilisée pour obtenir un financement sans mobiliser immédiatement son épargne. Ce mécanisme permet de sécuriser un prêt en affectant un placement bancaire au profit du créancier, tout en continuant à percevoir des intérêts.
Encore peu compris, le nantissement repose pourtant sur des règles juridiques précises et présente des avantages concrets pour les emprunteurs comme pour les établissements prêteurs. Cette page détaille son fonctionnement, ses conditions de mise en place et ses implications financières.
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Le nantissement d’un compte à terme est une sûreté qui consiste à affecter une somme d’argent placée en garantie d’une dette. Il permet à un créancier, le plus souvent une banque, de sécuriser le remboursement d’un prêt en s’appuyant sur un actif financier déjà détenu par l’emprunteur.
Ce mécanisme est encadré juridiquement par les règles relatives au nantissement de créances, prévues notamment par les articles 2355 à 2366 du Code civil.
Concrètement, l’emprunteur conserve la propriété du compte à terme, mais le solde créditeur est bloqué au profit du créancier. Tant que le nantissement est en place, les fonds ne peuvent pas être librement utilisés.
En cas de défaillance de l’emprunteur, le créancier peut se rembourser directement sur les sommes nanties, sans passer par une procédure judiciaire complexe.
Le nantissement peut porter sur différents types d’actifs financiers ou patrimoniaux.
Le nantissement de compte-titres, prévu notamment par l’article L211-20 du Code monétaire et financier, permet de donner en garantie un portefeuille d’actions, d’obligations ou d’autres instruments financiers.
Exemple : un dirigeant détient un portefeuille d'actions de 200 000 €. Il le nantit pour obtenir un prêt de 120 000 € destiné à financer une acquisition.
Le nantissement de créances consiste à affecter une créance détenue par le débiteur, par exemple une somme à recevoir, au remboursement d’un prêt.
Exemple : une entreprise attend le règlement d'une facture de 50 000 € dans 60 jours. Elle nantit cette créance auprès de sa banque pour obtenir une avance de trésorerie immédiate.
Le nantissement de parts sociales concerne les titres détenus dans une société. Il est fréquemment utilisé dans les montages de financement ou de transmission d’entreprise.
Exemple : un repreneur nantit les parts de la société qu'il rachète pour garantir le remboursement du prêt bancaire qui finance l'acquisition, c'est le montage classique du LBO.
Dans le cas du compte à terme, il s’agit d’un nantissement de créance sur un établissement bancaire, correspondant au droit de récupérer les fonds à échéance.
Exemple : un chef d'entreprise place 100 000 € sur un compte à terme. Il nantit ce placement pour obtenir un crédit de 80 000 € sans toucher à son épargne ni souscrire une assurance emprunteur.
Le nantissement présente plusieurs avantages pour l’emprunteur comme pour le créancier.
Il permet d’accéder plus facilement au crédit, car la banque dispose d’une garantie directe. Il évite également la souscription d’une assurance emprunteur, ce qui peut réduire le coût global du financement.
L’emprunteur conserve son placement, qui continue à produire des intérêts pendant toute la durée du nantissement. Cela permet d’optimiser l’utilisation de sa trésorerie sans devoir la mobiliser immédiatement.
Du côté du créancier, le nantissement représente une sécurité forte. En cas de défaut, le remboursement est rapide et sécurisé.
Cependant, ce mécanisme présente aussi des limites. Les fonds deviennent indisponibles pendant toute la durée du nantissement. L’emprunteur ne peut pas effectuer de retrait ni utiliser librement son épargne.
Le montant du crédit accordé dépend directement du montant de l’épargne nantie. Par exemple, pour un compte à terme de 100 000 €, la banque peut accorder un prêt de 60 000 € à 90 000 € selon le niveau de couverture exigé.
Des frais de nantissement peuvent également s’appliquer, variables selon les établissements. Enfin, le débiteur supporte un risque en cas de défaut, puisque le créancier peut saisir directement les fonds.
La mise en place d’un nantissement répond à plusieurs conditions juridiques précises.
Elle nécessite un écrit, généralement sous la forme d’un contrat de nantissement signé entre l’emprunteur et le créancier. Ce document précise notamment le montant garanti, la durée et les modalités de mise en œuvre.
Pour être opposable aux tiers, le nantissement doit être notifié au débiteur de la créance. Dans le cas d’un compte à terme, cela signifie que l’établissement bancaire doit être informé et accepter le blocage des fonds.
Le nantissement prend effet à compter de cette notification ou de l’accord de la banque dépositaire. Si l’une de ces règles n’est pas respectée, le nantissement du compte à terme peut être frappé de nullité.
Imaginons qu’une PME ait besoin d'un prêt de 80 000 € pour financer un équipement. Elle dispose de 100 000 € de trésorerie excédentaire placée sur un compte à terme à 3,5 % par an, des fonds immobilisés sur la durée du prêt.
Sur 3 ans, le nantissement du compte à terme est moins coûteux et génère des revenus.
Le nantissement dure en principe jusqu’au remboursement complet de la dette garantie.
Tant que le prêt n’est pas intégralement remboursé, les fonds restent bloqués. À l’extinction de la dette, le nantissement est levé et l’épargnant retrouve la libre disposition de son compte à terme.
Dans certains cas, la durée peut être alignée sur celle du prêt ou sur celle du placement.
Bon à savoir
Le nantissement n’entraîne pas de transfert de propriété. L’épargnant reste titulaire de son compte à terme, mais il ne peut pas en disposer librement tant que la garantie est active.
Non. Les fonds sont bloqués pendant toute la durée du nantissement. Vous restez propriétaire de votre compte à terme, mais vous ne pouvez pas effectuer de retrait ni l’utiliser librement.
Oui. Un compte à terme existant peut être nanti, sous réserve de l’accord de la banque et de la mise en place d’un contrat de nantissement.
Oui. Le blocage des fonds dans le cadre d'un nantissement n'a aucun impact sur le traitement fiscal des intérêts.
Pour un compte à terme classique, les intérêts sont versés et imposés à l'échéance du contrat. Le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % s'applique par défaut à ce moment-là, sauf option pour le barème progressif.
Le nantissement ne crée donc aucun report d'imposition : les intérêts restent imposables à l'échéance, que les fonds soient bloqués ou non.
Oui. Par défaut, les intérêts sont soumis au PFU de 31,4 %, sauf option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Oui. Dans un cadre professionnel, le nantissement peut être utilisé comme outil de financement structuré. Il peut affecter la trésorerie disponible et doit être pris en compte dans l’analyse financière et fiscale du groupe.
En cas de défaut, le créancier peut se rembourser directement sur les fonds nantis. Cela évite une procédure judiciaire longue et garantit une récupération rapide des sommes dues.
Le nantissement reste en place. Les héritiers récupèrent les droits sur le compte à terme, mais la garantie continue de s’appliquer tant que la dette n’est pas remboursée.
Le nantissement est particulièrement adapté lorsque l’emprunteur dispose d’une épargne importante et souhaite obtenir un financement sans la mobiliser immédiatement. Il permet d’optimiser sa trésorerie tout en réduisant le coût du crédit.
En résumé
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