Silicon Valley Bank : les trois leçons d'une faillite bancaire historique
Le 10 mars 2023, en l'espace de 48 heures, une banque de 220 milliards de dollars s'est effondrée. Bienvenue dans l'histoire de la Silicon Valley Bank (SVB).
Le plan de trésorerie prévisionnel est un outil de gestion permettant à une entreprise d’anticiper ses encaissements et décaissements sur une période donnée. Véritable tableau de pilotage financier, il aide à sécuriser le solde de trésorerie, à prévoir les besoins de financement et à éviter les tensions de liquidité.
Cette page vous explique l’intérêt du plan de trésorerie prévisionnel, les éléments qui le composent ainsi qu’un exemple de plan, que vous pouvez télécharger ou adapter selon votre activité.
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Le plan de trésorerie prévisionnel est un document financier qui recense, mois par mois, l’ensemble des flux de trésorerie d’une entreprise. Il distingue :
Contrairement au résultat prévisionnel, qui mesure la rentabilité, le plan de trésorerie mesure la disponibilité réelle de l’argent sur le compte bancaire.
Grâce à ce tableau, l’entreprise peut connaître :
Il permet également de vérifier si les factures pourront être payées sans difficulté grâce aux liquidités disponibles à un instant donné.
Pourquoi est-il indispensable ?
Un plan de trésorerie prévisionnel permet de :
Sans prévisionnel de trésorerie, une entreprise peut être rentable sur le papier mais manquer d’argent en pratique.
Bon à savoir
Le plan de trésorerie est étroitement lié au besoin en fonds de roulement (BFR).
Besoin en fonds de roulement = Stocks + Créances (créances clients et autres créances) – Dettes fournisseurs, fiscales et sociales.
Pour optimiser la gestion du besoin en fonds de roulement, l’objectif est généralement d’encaisser les clients le plus tôt possible et de payer les fournisseurs le plus tard possible, dans la limite des conditions commerciales négociées.
En cas de tension de trésorerie anticipée, plusieurs solutions existent :
- renforcer les fonds propres de l’entreprise
- obtenir une avance de trésorerie en cédant ses créances via l’affacturage
- solliciter un crédit bancaire de fonctionnement (découvert, escompte, cession Dailly)
- ajuster les délais de paiement
- réduire certaines dépenses ou investissements
La construction d’un plan de trésorerie prévisionnel repose sur une méthode structurée permettant d’anticiper les flux financiers d’une entreprise sur 12 mois , généralement mois par mois. L’objectif est d’identifier les encaissements et les décaissements afin de prévoir l’évolution de la trésorerie et d’anticiper d’éventuels besoins de financement.
Concrètement, il s’agit d’abord de rassembler les données fiables disponibles : relevés bancaires, compte de résultat prévisionnel, bilan N-1, contrats fournisseurs, conventions de financement ou encore hypothèses de chiffre d’affaires. Ces éléments permettent d’estimer des prévisions cohérentes et réalistes.
Il convient ensuite de recenser l’ensemble des encaissements attendus, en intégrant les délais de clients afin de refléter les décalages de trésorerie.
En parallèle, l’entreprise doit lister précisément ses décaissements prévisionnels : achats, salaires, charges sociales, loyers, impôts, remboursements d’emprunts et investissements, en tenant compte là aussi des conditions de paiement.
Une fois ces flux identifiés, le calcul du solde de trésorerie mensuel permet de visualiser immédiatement l'évolution de la trésorerie et d’anticiper les besoins de financement.
L’analyse de ce tableau permet enfin d’ajuster la stratégie financière (financement, réduction des dépenses, optimisation des délais) afin d’éviter tout déséquilibre de trésorerie.
Bon à savoir
Dans un plan de trésorerie, les montants doivent être intégrés en TTC et non en hors taxes.
L’entreprise règle ses dépenses TTC et reverse ensuite l’excédent de TVA collectée à l’administration fiscale ou récupère le surplus de TVA déductible.
Si des salaires sont prévus, il convient d’intégrer deux types de sorties de trésorerie :
- le paiement mensuel des salaires nets
- le paiement des charges sociales, généralement mensuel ou trimestriel
Pour les travailleurs indépendants (TNS), il faut également tenir compte du fonctionnement des cotisations sociales et de leur calendrier de paiement afin de refléter correctement les sorties de trésorerie.
Une fois les flux identifiés, l’entreprise peut calculer le solde de trésorerie mensuel. Ce calcul repose sur la différence entre les encaissements et les décaissements, à laquelle s’ajoute la trésorerie initiale. Ce suivi permet de visualiser l’évolution du solde de trésorerie au fil du temps et d’orienter les décisions de placement de trésorerie d’entreprise
Enfin, la dernière étape consiste à identifier les périodes de déficit de trésorerie et à anticiper les solutions possibles : financement bancaire, ajustement des dépenses ou optimisation des délais de paiement, avec un effet direct sur la pérennité de l’entreprise.
En cas de doute sur certaines hypothèses, il est recommandé de faire valider le plan de trésorerie par un expert-comptable afin de sécuriser les prévisions financières.
Plusieurs outils permettent aujourd’hui d’établir et de suivre un plan de trésorerie prévisionnel. Le choix dépend généralement de la taille de l’entreprise, du volume d’opérations et du niveau de précision recherché.
Les tableurs, comme Excel ou Google Sheets, restent les outils les plus utilisés pour construire un plan de trésorerie. Ils permettent de créer des tableaux personnalisés intégrant les encaissements, les décaissements et le solde de trésorerie mois par mois. Leur principal avantage réside dans leur flexibilité, qui permet d’adapter facilement le modèle aux spécificités de l’activité, avec la possibilité de télécharger des modèles prêts à l’emploi.
De nombreux logiciels de gestion comptable proposent également des modules dédiés à la gestion de trésorerie. Ces solutions automatisent une partie des calculs et peuvent être connectées aux comptes bancaires de l’entreprise. Elles facilitent ainsi la mise à jour régulière des prévisions et offrent une vision plus dynamique de la situation financière.
Certaines entreprises utilisent également des logiciels spécialisés dans la gestion de trésorerie. Ces outils permettent d’analyser plus finement les flux financiers, de simuler différents scénarios et d’anticiper les besoins de financement à court ou moyen terme.
Enfin, les experts-comptables et les conseillers financiers constituent une ressource importante pour accompagner la construction d’un plan de trésorerie prévisionnel. Leur expertise permet d’affiner les hypothèses, de sécuriser les prévisions et de mettre en place des indicateurs de suivi adaptés à l’activité de l’entreprise.
Il est recommandé d’utiliser un modèle structuré et automatisé sur un tableur de type Excel ou Google Sheets. Ce plan permet de visualiser rapidement les périodes d’excédent ou de tension de trésorerie et d’en mesurer l’effet sur la gestion financière.
Un modèle complet est souvent structuré en plusieurs onglets :
Ces différentes feuilles alimentent automatiquement une feuille de synthèse, qui présente :
Un graphique peut être intégré pour visualiser rapidement les périodes de tension ou d’excédent de trésorerie.
Vous pouvez télécharger gratuitement ce modèle et l'adapter en fonction de la structure de votre entreprise et de son secteur d’activité : Modèle à télécharger
Bon à savoir
Chaque encaissement ou décaissement doit être inscrit dans la colonne correspondant au mois où le mouvement de trésorerie intervient. Par exemple, un achat réalisé en janvier mais payable en février doit être inscrit dans la colonne des décaissements de février.
Le plan de trésorerie prévisionnel est un tableau financier qui permet d’anticiper les entrées et les sorties d’argent d’une entreprise sur une période donnée, généralement mois par mois sur une année. Il recense l’ensemble des encaissements et des décaissements prévus afin de suivre l’évolution du solde de trésorerie.
Ce document constitue un outil de pilotage essentiel pour l’entreprise. Il permet de vérifier si les liquidités disponibles seront suffisantes pour faire face aux dépenses futures, comme les charges d’exploitation, les salaires, les remboursements d’emprunts ou les investissements.
Le plan de trésorerie prévisionnel se distingue d’autres documents financiers par son approche centrée sur les flux réels de trésorerie. Il permet notamment d’anticiper les périodes où la trésorerie pourrait devenir négative et d’identifier à l’avance les solutions de financement nécessaires.
L’établissement d’un plan de trésorerie prévisionnel repose sur plusieurs étapes structurées. La première consiste à déterminer la période de prévision, généralement 12 mois, afin de suivre l’évolution de la trésorerie sur une année complète.
Il faut ensuite identifier l’ensemble des encaissements prévisionnels de l’entreprise. Il peut s’agir du chiffre d’affaires attendu, des apports en capital, des subventions, des prêts bancaires ou encore d’autres sources de financement.
La deuxième étape consiste à recenser les décaissements prévisionnels. Ceux-ci incluent les achats fournisseurs, les salaires, les charges sociales, les loyers, les dépenses d’exploitation, la TVA, les remboursements d’emprunts ou les investissements.
Une fois ces flux recensés, il est possible de calculer le solde de trésorerie pour chaque période. Ce calcul repose sur la différence entre les encaissements et les décaissements, à laquelle s’ajoute la trésorerie disponible au début de la période.
Pour fiabiliser les prévisions, il est recommandé de s’appuyer sur des documents existants comme le compte de résultat prévisionnel, les relevés bancaires ou les contrats fournisseurs. L’utilisation d’un tableur ou d’un logiciel de gestion de trésorerie permet également de faciliter la construction et la mise à jour du plan.
Le budget prévisionnel et le plan de trésorerie sont deux outils complémentaires qui ne répondent pas à la même logique.
Le budget prévisionnel (ou compte de résultat prévisionnel) permet d’évaluer la rentabilité d’une entreprise. Il recense l’ensemble des produits et des charges, indépendamment de leur date d’encaissement ou de paiement. Une vente est par exemple comptabilisée dès qu’elle est réalisée, même si elle n’est pas encore encaissée.
Le plan de trésorerie, à l’inverse, se concentre uniquement sur les flux de trésorerie réels. Il prend en compte les délais de paiement et retrace, mois par mois, les encaissements et les décaissements effectifs. Il permet ainsi de suivre la trésorerie disponible sur le compte bancaire.
Ainsi, une entreprise peut être rentable sur le papier (budget prévisionnel positif) mais rencontrer des difficultés de trésorerie si les encaissements interviennent trop tard par rapport aux décaissements.
En pratique, le budget prévisionnel mesure la performance économique, tandis que le plan de trésorerie mesure la capacité à faire face à ses obligations financières à court terme.
Un plan de trésorerie prévisionnel est composé de plusieurs catégories de flux financiers organisées dans un tableau mensuel.
La première catégorie correspond aux encaissements. Elle inclut notamment les recettes d’exploitation (chiffre d’affaires), les apports en capital, les subventions, les prêts bancaires ou encore certains produits financiers.
La seconde catégorie correspond aux décaissements. Elle regroupe les dépenses nécessaires au fonctionnement de l’entreprise, comme les achats fournisseurs, les salaires, les charges sociales, les loyers, les impôts, la TVA ou encore les remboursements d’emprunts.
Le tableau comprend également le calcul du solde de trésorerie du mois, qui correspond à la différence entre les encaissements et les décaissements. Ce solde est ensuite cumulé d’un mois sur l’autre afin de suivre l’évolution globale de la trésorerie de l’entreprise.
L’ensemble de ces éléments permet de visualiser les périodes d’excédent ou de tension de trésorerie et d’anticiper les décisions financières nécessaires pour maintenir une situation de trésorerie saine.
En résumé
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